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Les Editions de l'UVSQ

Publications à l'UVSQ
Nouveautés 2006

 
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SOCIOLOGIE
Sauver la vie, donner la mort. Une sociologie de l'éthique en réanimation néonatale
Anne PAILLET (Editions La Dispute, collection Corps Santé Société, 2007, 286 p., ISBN : 978-2-84303-141-0, 23€)

Des décisions de vie et de mort sont prises chaque jour à l’hôpital. Mais comment sont-elles discutées ? Qui tranche ? Sur quels critères ? Alors que ces choix restent fort discrets dans notre société, ce livre permet d’entrer dans le détail de leur déroulement quotidien. Il s’appuie sur une enquête de terrain menée dans une spécialité particulièrement concernée : la réanimation des nouveau-nés.

L’auteure, sociologue, a suivi médecins et infirmières dans leur travail, observé leurs pratiques, écouté leurs discussions, réalisé avec eux de nombreux entretiens. Elle a pu saisir leurs doutes et leurs désaccords au sujet des nouveau-nés qui risquent de lourdes séquelles neurologiques. Dans l’incertitude, vaut-il mieux continuer à réanimer pour « sauver la vie », ou bien arrêter la réanimation et « donner la mort » ? Et quelle place faire aux parents ? Est-il juste de les tenir à distance des décisions, comme c’est généralement le cas en France ?

L’ouvrage montre les différentes approches morales qui s’affrontent au sein des équipes de réanimation néonatale. Il analyse aussi les processus sociaux dont elles résultent. Il met notamment en évidence le rôle des positions de travail dans la fabrique des convictions. C’est alors une sociologie des consciences professionnelles, et plus largement de l’éthique en acte, qui est proposée.

Anne Paillet est sociologue, maîtresse de conférences à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et chercheuse au Laboratoire Printemps. Elle a aussi co-dirigé en 2002, aux Editions La Dispute, l’ouvrage Quelle médecine voulons-nous ? Contact : anne.paillet@uvsq.fr

 
SCIENCES HUMAINES
Le temps des sciences humaines : Gaston Roupnel et les années trente
Annie Bleton-Ruget et Philippe Poirrier, Paris, Editions Le Manuscrit-MSH de Dijon, 2006, 281 p, 21,90 euros (ou 7,90 euros en PDF) ISBN : 2-7481-8196-4. L'ouvrage, édité par les éditions Le Manuscrit, est disponible en version papier et électronique : http://www.manuscrit.com/catalogue/textes/fiche_texte.asp?idOuvrage=8735

La période de l’entre-deux-guerres marque une étape importante dans la structuration du champ intellectuel, tout particulièrement dans un domaine en cours de constitution : celui des sciences humaines. L’histoire telle que la pratique alors la revue des Annales, la géographie humaine héritière de Vidal de la Blache, l’ethnographie de la France qui cherche ses marques offrent un terrain sur lequel éprouver cette complexité, repérer les stratégies de démarcation et apprécier les apports respectifs. Ce domaine de recherches, qui se structure à l’échelle nationale, porte également très fortement la marque de son temps dans une attention nouvelle accordée au poids des déterminations sociales, au rapport à l’histoire et à la contemporanéité, à la recherche de nouvelles formes épistémologiques. Ces tâtonnements autour de sciences humaines naissantes se sont aussi faits à une autre échelle. Plus provinciale, moins scientifiquement revendiquée et moins distanciée par rapport à des contextes sociaux et politiques proches, la personnalité et l’itinéraire de Gaston Roupnel illustrent un tel cheminement, à travers une œuvre multiforme.

La publication des interventions au colloque « Le temps de sciences humaines. Gaston Roupnel et les années Trente » apporte une nouvelle contribution à la compréhension des enjeux d’un contexte dans lequel les sciences humaines tentaient de fonder leur légitimité. La figure de Gaston Roupnel offre une bonne entrée sur ce qui constituait l’univers partagé de la science, de l’opinion, voire du projet politique, ainsi que sur les conditions d’une reconnaissance officielle dans le champ des sciences de la société.

Philippe Poirrier est professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Bourgogne et membre associé au Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines. Ses recherches portent sur l’histoire culturelle de la France contemporaine. Il a notamment publié Aborder l’Histoire (Seuil, 2000) et Les enjeux de l’histoire culturelle (Seuil, 2004).

Contact: Editions Le Manuscrit, www.manuscrit-universite.com Tel: 08.90.71.10.18 ou universite@manuscrit.com
 
SOCIOLOGIE
Analyses textuelles en sociologie, Logiciels, méthodes, usages
Ce livre a été dirigé par Didier Demazière (CNRS, Laboratoire Printemps), assisté de Claire Brossaud (GRASS), Patrick Trabal (Université de Paris X, GSPR-EHESS), Karl Van Meter (CNRS, CMH), Presses Universitaires de Rennes (PUR)

La sociologie, et plus largement les sciences sociales, s’appuient sur l’analyse de matériaux empiriques diversifiés. Parmi ceux-ci les matériaux langagiers ou textuels (entretiens d’enquête, archives écrites ou orales, dossiers de presse…) occupent une place centrale dans la production scientifique contemporaine. Or ces corpus de données non numériques sont de plus en plus volumineux, de sorte que leur exploitation appelle le recours à des méthodes non manuelles, telles que les logiciels spécialisés dans l’analyse textuelle. Pourtant ceux-ci demeurent peu utilisés, en raison notamment d’une faible familiarité des étudiants avancés et des chercheurs avec ces méthodes logicielles.
Ce livre se situe par rapport à cet enjeu : il vise à expliciter ce que ces logiciels -certains d’entre eux- peuvent faire, ou plus précisément à montrer comment ces méthodes peuvent être mobilisées. Luttant contre toute dérive vers une mise en pilotage automatique de l’analyse de données par les outils logiciels, ce livre présente et confronte des usages réflexifs de ces méthodes, caractérisés par un va-et-vient permanent entre questionnement sociologique et expérimentation d’algorithmes. Ce n’est que dans ce cadre épistémologique que les logiciels d’analyse textuelle peuvent être mobilisés au service de la recherche en sciences sociales.

 
GESTION
Prévenir les risques : Agir en organisation responsable
Farid Baddache et Andrée Charles, Editions AFNOR, 2006
Grand prix du livre Qualité Performance 2006

Toute entreprise, de la PME au grand groupe, est confrontée à la gestion des risques professionnels. Ce livre est un véritable guide pour les responsables qui veulent :
- implémenter des systèmes de prévention souples et efficaces,
- sensibiliser leurs équipes au quotidien aux enjeux vitaux de la sécurité,
- connaître et mettre en oeuvre les exigences réglementaires,
- faire évoluer les mentalités…

Les auteurs ont pris le parti d’un style proche du lecteur et de ses préoccupations
quotidiennes : leur livre est illustré de nombreux exemples et d’études de cas issus de leur expérience. Il propose des outils et des méthodes pour prévenir et gérer les risques.
Responsables sécurité, chefs d’établissement, managers, élus de collectivités
locales, directeurs de cabinet, consultants trouveront ainsi dans cet ouvrage cadres et méthodes opérationnelles pour réussir dans leur démarche de sécurité.
Au-delà du respect de la réglementation, ce livre entend provoquer une prise de conscience de tous et encourager la naissance d’une véritable culture de la sécurité et de la responsabilité.

Farid Baddache est responsable du pôle conseil « Développement durable et responsabilité sociétale » du cabinet atefo. Il est également professeur associé à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et à l’ESSEC.
Andrée Charles est responsable du pôle « Prévention des risques professionnels » du cabinet atefo.

 
HISTOIRE
Les putains du diable, Le procès en sorcellerie des femmes
Armelle Le Bras-Chopard, Plon, 2006

Baiser au cul du Diable, cuisson et dégustation de bébés, sabbats... Du XVe à la
fin du XVIIe siècle, les aveux des sorcières, rapportés par les inquisiteurs et les
magistrats, alimentent la démonologie : c'est par l'accouplement avec Satan
que les sorcières obtiendraient leurs pouvoirs maléfiques.
La sorcellerie : un « crime »de femmes ? Elles ont fourni 80% des condamnés au bûcher.
Pour Armelle Le Bras-Chopard, loin d'être secondaires, la féminité et le fantasme de sa dangerosité seraient le mobile même de cette persécution.
Un phénomène plus politique que religieux, aboutissant à la construction au masculin de l'Etat moderne, et qui disparaîtra une fois les femmes assujetties sous la Loi.
Aujourd'hui, avec la place grandissante des femmes dans l'espace public, les sorcières seraient-elles de retour ? Pourquoi avoir peur de la mixité des sexes ?
Il ne s'agit pas de « partager le gâteau », simplement d'en modifier la recette, sans craindre qu'une sorcière y introduise quelque poison diabolique !

Armelle Le Bras-Chopard est professeure agrégée en Sciences politiques à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.

 
DROIT PUBLIC
La diversité culturelle en question(s)
Ouvrage collectif élaboré sous la direction de Marie-Françoise LABOUZ et Mark Wise, Bruylant Éditions, 2005

Cet ouvrage pluridisciplinaire rassemble des études françaises, britanniques et québécocanadiennes sur les identités et les politiques culturelles. Il traite aussi de la négociation de la convention internationale sur la diversité culturelle. Depuis la tenue du colloque à l’origine de cette publication initiée par les Chaires Jean Monnet des universités de Plymouth et Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, le projet de convention a été adopté par la 33e Conférence générale de l’UNESCO. L’accord sur « la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles » a reçu un soutien actif de la Commission européenne et des États membres de l’UE, ainsi que du Canada. Il reconnaît la spécificité des activités,
des biens et des services culturels « en tant que facteurs d’identité, de valeurs et de sens » et « le droit souverain » des États à mettre en oeuvre des politiques et des mesures appropriées, sans subir en principe le primat de la loi du commerce international.

Marie-Françoise LABOUZ est professeure de droit public à l'UVSQ et titulaire d'une chaire Jean Monnet en intégration juridique européenne ; Mark Wise enseigne à l'Université de Plymouth.

 
SCIENCE POLITIQUE
La France rebelle
Sous la direction de Xavier Crettiez et Isabelle Sommier, Éditions Michalon

De la tourmente du 21 avril au succès du 29 mai, des émeutes urbaines de novembre 2005 aux manifestations contre le CPE : les temps sont riches pour le scrutateur de la France rebelle, éprouvants pour la société.
En cette année cruciale politiquement, alors que le pays semble suspendu à l’échéance présidentielle de 2007 – ou à l’attente d’une explosion sociale supérieure à celles que nous venons de connaître –, la cartographie des foyers et des acteurs de la rébellion est dense, et notre choix celui de l’ouverture pour rendre compte de la pluralité et de la diversité des mouvements d’opposition. Des groupes conservateurs, voire réactionnaires, trouvent ici leur place aux côtés d'autres, de sensibilité et de projets diamétralement opposés, non pas dans un
objectif d'amalgame ou de dénonciation, mais suivant le constat, dépourvu de tout jugement moral, de traits communs par-delà leur opposition de nature. Les uns
comme les autres sont contestataires de règles du jeu communément admises et d'un ordre, au sens le plus large qui soit. Les mouvements utilisant la lutte armée,
comme les nationalistes corses, figurent avec ceux qui privilégient les modes festifs.
Grave ou légère, sombre ou souriante, majeure ou mineure, évidente ou limite, la rébellion est tout cela à la fois. Un outil précis, un ouvrage rédigé par une équipe
de 27 chercheurs, une plongée dans les arcanes de la contestation pour penser la rébellion et son corollaire : le politique.

Xavier Crettiez est professeur de science politique à l’UVSQ et maître de conférences à l’IEP de Paris. Isabelle Sommier est maître de conférence en science politique à l'université Paris IPanthéon- Sorbonne et directrice du Centre de recherches politiques de la Sorbonne.

 
MUSICOLOGIE
L’unité de l’œuvre musicale, Recherche d’une esthétique comparée avec les sciences physiques
Xavier Hautbois, Collection « Arts et Sciences de l’Art », Editions l'Harmattan, ISBN : 2-296-01632-4 • 30 € • 368 pages

Comment caractériser l'unité d'une oeuvre musi¬cale ? Peut-on relier la notion d'unité musicale à la recherche d'unité pratiquée dans les sciences physiques ? À ces questions, situées au carrefour de l'esthétique et de l'histoire des sciences, l'au¬teur tente de répondre en s'appuyant sur des modèles esthétiques communs aux sciences et aux arts. En posant les bases d'une discipline nouvelle « l'esthétique comparée étendue aux sciences » l'auteur explore cette unité musicale, à la fois convoitée par de nombreux compositeurs et délaissée majoritairement par les théoriciens de la musique.

De l'étude du système harmonique grec au rôle de la symétrie en tant que guide esthétique, en passant par l'attrait fascinant du modèle orga¬nique, ce livre invite le lecteur à s'interroger sur les relations d'ordre esthétique entre les sciences et les arts.


Xavier Hautbois a une formation scientifique (ingénieur) et musicologique (docteur de l'École des hautes études en sciences sociales) ; son activité de recherche porte sur des études artistiques menées de façon trans¬disciplinaire, alliant le domaine scientifique et le domaine musical, à l'Institut d'esthétique des arts contemporains (IDEAC - FRE 8175 - CNRS/Universtité Paris 1 Panthéon-Sorbonne). Maître de conférences à l'UVSQ, il enseigne l'esthétique et l'informatique multimédia.

 
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