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Nouveautés 2004

 
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CENTRE D'HISTOIRE CULTURELLE DES SOCIETES CONTEMPORAINES

André Malraux et le rayonnement culturel de la France
Charles-Louis FOULON, (dir.), Editions Complexe, collection « Histoire culturelle », ISBN 2-8048-0005-9, 448 p. – 39,90 euros.

Actes du colloque André Malraux : André Malraux et le rayonnement culturel de la France .

Aventurier, écrivain, révolutionnaire, critique d'art, ministre, André Malraux n'a cessé de se métamorphoser tout au long de sa vie. Au-delà d'une existence sanglante et vaine, les questions qu'il a posées au monde restent profondément actuelles.

À l’occasion du centenaire de sa naissance, des témoins de ses engagements – Émile Biasini, Pierre de Boisdeffre, Jacques Rigaud – ont éclairé autrement les choix de cet homme d'exception. Ce volume rassemble leurs réflexions ainsi que les études de plus de trente chercheurs de quatorze nationalités réunis pour interroger les actes et les œuvres d'un incomparable témoin du XXe siècle. Sans nier des écarts entre la dimension de certains actes et leur image, ces textes montrent qu’André Malraux a souvent pris des risques et qu'il demeure le messager d'une civilisation planétaire. Ils permettent de mieux comprendre les influences subies par l'auteur de La Condition humaine et le rayonnement culturel de la France en son temps.

On y retrouvera l'écho d'actions d'éclat et une pensée rarement apaisée, jamais repliée sur l’enfermement des systèmes clos, à certains endroits fulgurante.
On y rencontrera évidemment la Résistance et ces moments où le destin des hommes parvint à peser sur celui du monde, où, dans une lucidité désespérée, des bras désarmés usèrent leur force pour servir le rêve des hommes, ultime rempart contre la servitude et témoignage de la fraternité.

On pourra également y admirer la cohérence et l’ampleur d’une pensée qui traverse l’ensemble de l’œuvre, qui questionne aussi bien le rapport des hommes au monde que le statut du récit, que l’usage de la mémoire, l’illusion narrative, la place de l’écrivain, la fabrication des mythes collectifs ou encore l’écriture de l’Histoire.
Ce livre est illustré de dyables manuscrits, dessinés par l'écrivain pour sa femme Madeleine Malraux.

Contact presse : Élodie d’Athis Tél. : 01 45 77 85 92 complexe.eco@wanadoo.fr

 
LABORATOIRE SUDS D'AMERIQUES

Les nouvelles de Flannery O'Connor
Jacques Pothier, Editions de l'Université de Versailles St Quentin-en-Yvelines, Diffusion ed. du Temps,
160 pages, 14,50 euros, ISBN 2842743024

L'essentiel de l'œuvre de l'américaine Flannery O'Connor est constitué de deux recueils de nouvelles, publiées dans les douze dernières années d'une courte vie (1925-1964). Le présent ouvrage propose de dégager les lignes de force qui régissent les tensions, la cohérence et la progression du parcours artistique constitué par cette vingtaine de nouvelles. Le sens du mystère chrétien est l'horizon avoué de l'artiste. L'arrière-plan régional, les personnages et les lieux de ces nouvelles sont presque exclusivement situés dans le Sud rural des Etats-Unis, au moment de la Guerre Froide et du combat pour les droits civiques.

"Son imagination voyait souvent la réalité tourner brutalement au fantastique et au macabre, mais cette imagination s'ajustait si puissamment à la logique interne de l'expérience que son univers imaginé nous apparaît comme une forme de vérité", écrivait en hommage Robert Penn Warren. Ni la rage sacrée avec laquelle elle dénonce tous les orgueils, ni son enracinement régional, n'expliquent le caractère universel du talent de Flannery O'Connor. Son sens du tragique, son humour sobre mais décapant, son sens du détail révélateur, sa maîtrise pointilleuse du style sont uniques. Pour comprendre cette alchimie détonante, ce livre s'appuie sur une activité critique riche et variée, auquel il constitue aussi une introduction.

Jacques Pothier est professeur de littérature américaine à l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, où il dirige un laboratoire de recherche sur les "Suds d'Amériques". Il est spécialiste de la littérature du Sud des Etats-Unis.

 
LABORATOIRE PRINTEMPS

LA POPULATION DANS LE MONDE, 6 milliards, et demain ?
Catherine Rollet, Editions Larousse, 2004, Broché, 14 x 19 cm, 128 pages, 50 illustrations, 25 cartes et schémas, 9,50 €

Il aura fallu des centaines de milliers d’années pour que le premier milliard d’hommes soit atteint en 1800. En revanche, 130 ans seulement ont été nécessaires pour passer de 1 à 2 milliard entre 1800 et 1930. Au XX e siècle, l’accroissement s’accélère. Il n’a fallu que 30 ans pour gagner 1 milliard d’hommes supplémentaires et 14 ans, puis 13 et même 12 ans pour atteindre aujourd’hui 6 milliards d’hommes. Le XXI e siècle verra peut-être le dernier doublement de la population mondiale, qui pourrait se stabiliser autour de 10 à 12 milliards d’habitants ! [...]

La population dans le monde traite aussi bien des problèmes généraux, comme la croissance démographique mondiale et la limitation des ressources, les déséquilibres démographiques Nord/Sud, l’accroissement des inégalités sociales dans les pays développés entre autres, que de ceux concernant la santé (maladies, pollution…), l’urbanisation ou la question de l’eau. [...]

Ce livre a pour objet de montrer la complexité des phénomènes en cours qui permettent de comprendre les tendances démographiques profondes d’aujourd’hui et de demain, il s’appuie sur les enseignements du passé, lointain et proche, de façon à mieux envisager l’avenir.

Catherine Rollet est professeur à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Elle est membre du Laboratoire Printemps (CNRS), où elle enseigne la démographie et l’histoire des populations. Membre de l’Union internationale pour l’étude scientifique de la population, elle préside le Comité international et le Comité national d’organisation du XXV e Congrès international de la Population (Tours, 2005).

Contact presse : Brigitte Reydel. Tél. : 01 44 39 43 27. Fax : 01 44 39 41 10 e-mail : breydel@larousse.fr

 
CENTRE D'HISTOIRE CULTURELLE DES SOCIETES CONTEMPORAINES

L'HUMANITE DE JAURES à NOS JOURS
Sous la direction de Christian Delporte, Claude Pennetier, Jean-François Sirinelli et Serge Wolikow, Nouveau Monde éditions, 419 pages, septembre 2004, Prix : 34 euros

Les actes du colloque, co-organisé par le CHCSC, à la BNF, les 1 et 2 avril 2004 sortent aujourd’hui aux éditions Nouveau monde, sous la direction de Christian Delporte, Claude Pennetier, Jean-François Sirinelli et Serge Wolikow.

 Le 18 avril 1904 apparaissait dans les kiosques le premier numéro de L’Humanité, lancé sous l’égide de Jean Jaurès. Depuis, acteur engagé, le quotidien a contribué à alimenter tous les grands débats politiques, sociaux, intellectuels de son temps. Passé du Parti socialiste au Parti communiste, après la scission de 1920, L’Humanité a conservé une place à part dans le paysage de la presse française, au long du XXè siècle. Organe de parti, son itinéraire est marqué par l’influence communiste en France puis son recul : ses grandes heures de gloire rejoignent celles du PCF, à commencer par le Front populaire et la Libération, où il atteint des records de diffusion, avant de perdre régulièrement de l’audience. Journal de militants, grandes figures (Cachin, Vaillant-Couturier) ou collaborateurs anonymes, il entretient avec ses lecteurs un lien sensible, une relation affective qu’aucun autre quotidien n’a jamais connu.

Certes, L’Humanité n’est pas tout à fait un journal comme un autre. Pourtant, comme les autres, depuis un siècle, il doit produire de l’information, faire vivre une rédaction, s’adapter aux exigences de son lectorat, tenir compte des réalités -- parfois brutales -- du marché. Le présent ouvrage, s’applique à prendre en compte tous les aspects d’une histoire aux multiples facettes, qui relie L’Humanité de Jaurès au quotidien d’aujourd’hui. Il réunit les contributions des meilleurs spécialistes de la presse, du socialisme et du communisme, historiens, politistes, sociologues ou littéraires.
Contact : ydehee@nouveau-monde.net
 
CENTRE D'HISTOIRE CULTURELLE DES SOCIETES CONTEMPORAINES

LA VISITE DU MONUMENT,
Catherine BERTHO-LAVENIR (dir.), Presses universitaires Blaise Pascal, coll. Histoires croisées, mai 2004

Les monuments portent un message. Que se passe-t-il lorsque des voyageurs découvrent les édifices et les parcourent ? Au moment de la visite, en effet, le message porté par le monument s’actualise et acquiert une signification. Cette dernière change au cours des siècles en fonction des modes de visite que privilégie la société du temps. Dans ce volume consacré aux Actes d’un colloque international tenu à Clermont-Ferrand, historiens, conservateurs et spécialistes de l’architecture ont exploré les différentes dimensions de la question à partir d’exemples choisis dans un temps long, allant de l’Antiquité grecque à la période la plus contemporaine. Ils ont traité à la fois des recommandations édictant les règles de la «bonne visite » (portées, par exemple, par les guides de voyage) et des pratiques, telles que les Mémoires des contemporains, ou l’observation de l’utilisation d’Internet aujourd’hui, permettent de les reconstituer. Ce point de vue original permet de renouveler la réflexion sur l’usage social du patrimoine.

Catherine BERTHO-LAVENIR est professeur d'histoire à l'Université de PAris III et chercheur associé au Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines

 
CENTRE D'HISTOIRE CULTURELLE DES SOCIETES CONTEMPORAINES

Renouveau et décentralisation du théâtre (1945-1981)
Pascale Goetschel, PUF, juin 2004, 510 p. (38 euros, ISBN 2-13-053738-3)

Qu'est-ce qu'une politique culturelle ? A travers l'histoire des Centres dramatiques nationaux, de la Libération à 1981, - une histoire d'institutions théâtrales permanentes en province, labellisées et régulièrement subventionnées par l'Etat - cet ouvrage analyse les politiques de la décentralisation dramatique menées sous la IVe République et les vingt premières années de Ve République. Il offre une réflexion sur la façon dont les pouvoirs publics ont conçu l'aménagement culturel du territoire. Il dresse une histoire des pratiques spécifiques de théâtre hors de Paris, en étudiant les troupes, leurs directeurs, les répertoires et les mises en scène. Il observe la prospection des publics et s'interroge sur la réception de l'art dramatique en province, contribuant ainsi à l'étude de l'évolution des goûts. Ce faisant, cette étude s'inscrit dans l'histoire politique, culturelle et intellectuelle française de la seconde moitié du siècle. Sans vision partisane, elle montre comment la province est devenue, en une trentaine d'années, un lieu de création et de formation, apportant une mise en perspective historienne au débat brûlant sur la décentralisation culturelle.

Pascale Goetschel est maître de conférences en histoire à l'Université de Paris 1 et chercheur associé au Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines.

 
MEDECINE

Commun des mortels, Voyage au bout de la vie ou l’expérience d’un jeune chirurgien
Lionel Charbit, Editions L’Harmattan, 2004

Jeune chirurgien quotidiennement confronté à la mort, Lionel Charbit se fait ici le témoin d’une réalité biologique qui fait de nous des condamnés en sursis. Tant que la vie est bien réelle, le mal apparaît comme un scandale, l’événement crucial où tout bascule, où tout se joue et auquel personne ne s’est préparé.
Parfois impuissant, toujours combatif, il affronte avec force la culpabilité corrosive du médecin et le regard des patients.
Voici donc un hommage adressé au commun des mortels que sont Elisabeth, Monsieur B, Sylvie, Patrick et Abdellah, pour louer leur humanité et tout ce qu’ils nous transmettent, comme un hymne à la vie. “Toute vie sauvée remet les compteurs à zéro et m’autorise à poursuivre.”

Lionel Charbit est chef de clinique assistant à l’hôpital Ambroise-Paré, établissement du CHU de Paris Ouest.

 
CENTRE D'ECONOMIE ET D'ETHIQUE POUR L'ENVIRONNEMENT ET LE DEVELOPPEMENT (C3ED)

Pauvreté et développement socialement durable
Jean-Luc Dubois, Jean-Pierre Lachaud, Jean-Marc Montaud, André Pouille, Presses universitaires de Bordeaux, 2004

Dans un monde marqué par l’augmentation rapide de la population, par des facilités de communication plus grandes, des innovations technologiques régulières, et une intégration de plus en plus forte des marchés, toutes les conditions semblent réunies pour que la croissance économique engendre une amélioration des conditions de vie généralisée à l’ensemble des habitants de la planète. Pourtant, les faits et les analyses empiriques montrent que la croissance est faible, que la pauvreté ne se réduit que lentement, que l’exclusion sociale se répand même dans les sociétés les plus riches, que les inégalités ne cessent de s’accroître freinant la réduction de la pauvreté, et que l’insécurité et la vulnérabilité gagnent de nombreuses couches de la population.

Cet ouvrage rejoint la dynamique qui fut à l’origine du Sommet de Johannesburg d’août 2002 et s’inscrit donc dans les recherches actuelles visant à définir les conditions d’un développement qui soit durable en termes sociaux.

Ouvrage publié avec le concours de l’UNESCO, du Centre d’Économie et d’Éthique pour l’Environnement et le Développement (UVSQ) et du Centre d’Économie du Développement (université Montesquieu-Bordeaux IV).

 
CENTRE D'ECONOMIE ET D'ETHIQUE POUR L'ENVIRONNEMENT ET LE DEVELOPPEMENT (C3ED)

Les tensions sur l’activité en Afrique de l’Ouest, Une approche comparative Nord-Sud
Roland Guillon, Editions L'Harmattan, 2004

L’Afrique de l’Ouest est une région du Sud dont les activités économiques sont soumises à des tensions.
L’auteur se livre ici à une analyse socioéconomique et comparative de ces tensions. Il rappelle d’abord un certain nombre de spécificités locales ou régionales, pour introduire ensuite plusieurs traits qui sont liés à l’action des organisations internationales, ainsi qu’à la mondialisation. Les unes mettent en avant les formes d’investissement en capital social. Les autres sont placées sous le signe des politiques d’ajustement structurel.

L’auteur insiste sur le caractère universel des défis que constituent tant pour le Sud que pour le Nord la présence de l’économie informelle, la rencontre entre le marché et les communautés, la déréglementation et la valorisation du travail.

Et, traitant des aspects institutionnels et éthiques du développement, il met spécifiquement l’accent sur l’importance qu’il y aurait à associer la mobilisation du capital social et la négociation collective du travail.

Roland Guillon, docteur et habilité à diriger des recherches en sociologie, est ingénieur de recherche au Centre d’économie et d’éthique sur l’environnement et le développement de l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Spécialiste de l’emploi et de la formation, il a, à ce titre, effectué plusieurs missions en Afrique de l’Ouest. Et il a publié plusieurs ouvrages chez l’Harmattan, les uns sur le syndicalisme, et d’autres sur l’emploi, la formation continue ou le capital social.

 
SCIENCE POLITIQUE

Le masculin, le sexuel et le politique
Armelle Le Bras-Chopard, Plon, 2004

Au delà du constat ou de la dénonciation de la masculinité du politique, ce n’est pas seulement l’origine sexuée du politique qui est envisagée, mais, avant tout, sa nature sexuelle, son essence virile, et les justifications apportées au pouvoir à partir de la sexualité. Celle-ci comprend à la fois la génération et le plaisir. Le pouvoir, dans le temps où le christianisme jette l’anathème sur la chair, se fonde d’abord sur la procréation dont l’homme se déclare, « scientifiquement », le seul auteur, la femme jouant le rôle de simple réceptacle (d’où par exemple la transmission de la couronne à un héritier mâle). A partir des Lumières, avec le recul de la religion et la découverte de la part féminine dans la conception de l’enfant, les hommes revendiquent alors l’exclusivité du plaisir, tentant de le dénier à la femme, passive, résignée, soumise. Que l’accent soit mis sur la génération ou la jouissance, c’est la puissance sexuelle de l’homme qui justifie sa domination dans la sphère privée où est reléguée la femme, comme dans la sphère publique. La sexualité, dans ce qu’elle a parfois de plus cru, est donc au cœur de la problématique, devient parfois un problème politique comme nous le verrons dans des cas extrêmes (par exemple, la sorcellerie ou les procès en impuissance)
L’ouvrage distingue, d’une part, la façon dont a été pensée la séparation des espaces public et domestique pour mettre la femme hors du champ politique, d’autre part, la domination qui l’accompagne et s’accentue dans les discours et les lois à partir du XVIII° siècle, le pouvoir se construisant, à toute époque et avec plus ou moins de succès, à la fois sans les femmes (1° partie) et contre elles (2° partie).

L’ouvrage traque les incohérences du discours masculin, met à jour des textes souvent passés sous silence parce que leur ridicule nuirait à l’image d’auteurs reconnus.
La période contemporaine qui reconnaît à la fois la part de la femme dans la génération et son droit au plaisir, qui voit l’entrée des femmes en politique (même si elle est encore timide), qui découvre leur prise de parole, remet en cause la nature sexuée et sexuelle du pouvoir, masculine et virile. Il conviendra donc de se demander, en conclusion, si l’on se dirige, dès lors, vers une mort du politique (du moins dans son acception traditionnelle) ou sa transformation.
Armelle Le Bras-Chopard est professeure de Science politique à l’UVSQ
Chargée de mission au Ministère de l’Education nationale pour l’égalité des chances femmes/hommes dans l’Enseignement supérieur
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