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CENTRE D'HISTOIRE CULTURELLE DES SOCIETES CONTEMPORAINES

L'aventure des "grands" hommes. Etudes sur l’histoire du basket-ball
Ouvrage collectif dirigé par Loïc ARTIAGA, membre associé du Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines, avec Fabien ARCHAMBAULT et Pierre-Yves FREY, Pulim, Limoges, 2003, 20 euros, ISBN : 2-84287-280-0

Puisant ses racines dans l’Amérique de la fin du XIXe siècle, le basket nourrit aujourd’hui des cultures propres et des pratiques distinctes dans l’Hexagone comme dans le monde.

Malgré l’indéniable influence du basketball américain sur le rythme de croissance de son épigone français, on ne peut considérer l’histoire de la balle au panier en France comme le simple décalque d’une pratique née aux États-Unis. Franco-américaine ou américano-française, l’histoire du basket-ball est avant tout un creuset ; support identitaire pour des communautés hétérogènes, le basket reflète les mutations sociales, culturelles, économiques ou encore politiques qui traversent la société contemporaine.

Des berceaux – associations protestantes, patronages catholiques, foyers franco-américains ou encore Écoles normales – au développement des clubs professionnels, des premières démonstrations confidentielles à la médiatisation du « spectacle NBA », les études réunies ici questionnent cette histoire de « grands » hommes dans une logique pluridisciplinaire.

Contact : Presses universitaires de Limoges, pulim@unilim.fr


FACULTE DES SCIENCES JURIDIQUES ET POLITIQUES
Droit communautaire européen général
Marie-Françoise Labouz, Editions Bruylant, 2003

Sous le titre « Droit communautaire européen général », l’ouvrage présente une analyse interactive du système institutionnel, normatif et judiciaire des Communautés européennes, matrice de l’Union européenne. Ce système communautaire déjà réformé par le traité de Nice en vigueur depuis le 1er janvier 2003, est à un tournant décisif de son histoire, dans la double perspective en 2004 de l’élargissement de l’Union à dix Etats européens et de la négociation par la Conférence intergouvernementale d’un traité constitutionnel. Objet d’une préparation par la « Convention européenne », le futur traité constitutionnel marquera-t-il l’expansion du droit communautaire au travers de la fusion des trois piliers de l’Union européenne, de la clarification du système des compétences, de la naissance d’un gouvernement européen ou consacrera-t-il la montée à contre-courant de l’intergouvernementalisme ? D’ores et déjà, à l’heure où la politique étrangère et de sécurité commune, second « pilier » de l’Union européenne, est minée par la désunion politique des Etats membres, le premier « pilier d’intégration » et son droit offrent un demi-siècle d’acquis formel – autant que matériel – préservé par la juridiction communautaire.

Marie-Françoise Labouz : Professeur à l’UVSQ, Chaire Jean Monnet.
 
DEPARTEMENT DES HUMANITES, LETTRES MODERNES
Physique de Colette
Jacques Dupont, , Presses Universitaires du Mirail Toulouse (PUM), Collection cribles, 2003, 231 pages ISBN : 2858166676

Par « Physique de Colette », on entend l’exploration du rapport de Colette avec son corps et avec le monde sensible (cette nature que l’on nommait autrefois «physis»), mais aussi avec les autres corps, humains ou animaux. Ce livre a donc pour objet d’analyser l’expérience colettienne du corps, en cela qu’elle paraît le moteur essentiel d’une écriture qui s’affaire à en rendre compte. Au-delà (ou en-deçà, si l’on préfère) des formes très diverses que l’œuvre de Colette peut présenter (romans et fictions, prose journalistique, autobiographie et auto-fiction, etc.), il s’agit de repérer les façons diverses et subtiles dont Colette, pendant un demi-siècle, répond à la provocation du monde sensible, aux sensations qu’il suscite. Il s’agit aussi des incidents de cet « espace du dedans » qu’est le corps, des micro-événements qui s’y passent, jouissances et douleurs, ondulations, vibrations, tensions et détentes, troubles vagues ou drames viscéraux. L’œuvre de Colette, considérée ici dans son ensemble, dans toute son extension, peut ainsi se lire comme le « journal d’un corps », et Colette apparaît, aux côtés de Proust, Valéry ou Michaux, comme l’un des plus remarquables écrivains du « corps propre ». C’est aussi un écrivain du besoin et du désir, qui décrit la tension du corps vers le monde et vers autrui. Gourmandise alimentaire et convoitise érotique se relaient et s’imbriquent. L’expérience de l’éros va ainsi d’une succulence des corps à la consommation, la dévoration, la guerre des sexes. On fait ainsi surgir une face noire, voire tragique de l’expérience - et de la fantasmatique - colettienne.

On montre enfin comment Colette, attentive aux autres corps, mais désormais à distance, loin du corps à corps amoureux, les constitue en objets de lecture et d’interprétation ; attentive aussi aux pouvoirs de ces corps, elle en interroge les diverses performances ou pratiques (danse, mime, boxe, théâtre, music-hall, etc.), esquissant ainsi une véritable esthétique qui articule le physique, le « beau physique », et le sens.
Jacques Dupont, ancien élève de l’Ecole normale supérieure, ancien chargé de recherches au CNRS, est professeur de Littérature française à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Il est l'auteur également de « Colette », Hachette, coll. Portraits littéraires, 1995. Il A collaboré aux trois derniers tomes de l’édition des « Œuvres » de Colette dans la Bibliothèque de la Pléiade (dir. Claude Pichois). Il est aussi ancien responsable des «Cahiers Colette » et ancien président de la Société des Amis de Colette.
 
CENTRE D'HISTOIRE CULTURELLE DES SOCIETES CONTEMPORAINES
L’IMAGE POUR ENFANTS : PRATIQUES, NORMES, DISCOURS (France et pays francophones, XVIe-XXe siècles)
Annie Renonciat (Dir.), Editions La Licorne, Poitiers, 2003, 270 p., 22,50 euros, ISBN : 2-911044-78-9

La « création » d’images dans l’édition pour la jeunesse n’est pas seulement l’expression du génie des artistes mais s’exerce au sein de contraintes et d’influences multiples, liées à ce destinataire spécifique qu’est l’enfant, ou plus exactement à ses représentations sociales dominantes.

Quinze spécialistes du domaine examinent ici les différents supports d’images proposés aux enfants depuis le XVIe siècle (édition religieuse, pédagogique et de loisirs, imagerie scolaire, bandes dessinées, etc.), en s’efforçant de mettre en évidence les moyens d’expression graphique conçus ou privilégiés par les illustrateurs pour répondre aux attentes, aux capacités, aux goûts supposés des jeunes lecteurs et pour les façonner en retour : « sujets » de prédilection, styles, formes, couleurs, techniques, mises en page. Ils s’attachent à retrouver les facteurs sociaux, institutionnels, pédagogiques, législatifs ou de mentalités qui, à chaque époque, ont influencé, réglementé ou stimulé ces choix.

Contact : nelly.charre@univ-poitiers.fr
 
CENTRE D'HISTOIRE CULTURELLE DES SOCIETES CONTEMPORAINES
Pour une histoire des politiques du patrimoine,
Philippe POIRRIER et Loïc VADELORGE (Dir.), La Documentation française-Comité d'histoire du ministère de la Culture, Paris, 2003, 620 p. 22 Euros. ISBN : 2-11-094275-4
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/catalogue_pages/index.shtml

Philippe POIRRIER et Loïc VADELORGE, tous deux membres du Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines, publient, à la Documentation française, un volume collectif intitulé Pour une histoire des politiques du patrimoine, actes du séminaire organisé pendant trois ans dans le cadre du Comité d'histoire du ministère de la culture, avec le soutien du Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines de l'Université de Versailles-Saint Quentin et le Centre Georges Chevrier de l'Université de Bourgogne.

Cet ouvrage collectif - qui a associé historiens et administrateurs du patrimoine - a pour but d'identifier les moments charnières qui ont progressivement fondé et structuré les politiques du patrimoine d'aujourd'hui.

Après un retour sur les périodes fondatrices, - Constituante, Monarchie de juillet - plusieurs communications s'attardent sur la complexité de l'action sous la IIIème puis la Vème République : tension entre l'administration des Cultes et celle des beaux-arts, tension entre la politique patrimoniale et la politique de création artistique, tension entre le point de vue des conservateurs scientifiques, et celui des militants. De ces diverses tensions naît une institutionnalisation qui se développe par à coups, - sans oublier Vichy, qui procédant par ordonnances fait avancer la réglementation à grandes enjambées.

A la Libération, la protection du patrimoine doit se défendre contre les impératifs de la reconstruction. Advient l'ère Malraux avec la Loi sur les secteurs sauvegardés et "l'invention de l'inventaire".

La période la plus récente se caractérise par l'expansion du champ patrimonial et l'émergence de nouveaux acteurs partenaires comme les collectivités locales et un mouvement associatif de plus en plus large.

Trois ans de séminaires organisés par le Comité d'histoire du ministère de la Culture ont permis de faire converser des chercheurs débutants de disciplines diverses avec de jeunes anciens à la fois érudits et généreux. Ainsi, faisant suite aux travaux fondateurs des quelques grands prédécesseurs se compléte peu à peu une histoire des politiques publiques du patrimoine comme dimension majeure de cette politique nouvelle de la culture qui s'est peu à peu installée en faveur du développement de la vie culturelle des Français.

 
MEDECINE
Jusqu'où la psychiatrie peut-elle soigner ?
Marie-Christine HARDY-BAYLÉ et Christine BRONNEC, Editions Odile Jacob, Paris, 2003, 8,80€
ISBN : 2.7381.1349.4

D'un coté, une demande en pleine explosion : nombre de dépressions multiplié par six en trente ans, un quart des patients suivis par des généralistes présentant un trouble psychique etc ...
De l'autre, une psychiatrie de l'avis de tous en pleine crise. Corporatismes et cloisonnements, organisation d'ensemble défectueuse, absence de consensus thérapeutique entre les diférents acteurs : tout conspire pour que l'offre réponde mal à la demande.
D'où vient cette crise ? ne touche-t-elle pas aux fondements et à l'identité même de la psychiatrie ? Et surtout, comment faire pour que sa diversité devienne enfin une vraie richesse ?

Marie-Christine HARDY-BAYLÉ est psychiatre et psychothérapeute. Elle exerce à l'hôpital André-Mignot et est professeur de médecine à l'UVSQ. Elle dirige le réseau de promotion pour la santé metnale des Yvelines Sud. Elle a notamment publié, avec Patrick Hardy, Maniaco-dépressif : l'histoire de Pierre.

Christine BRONNEC est directeur d'hôpital, chargée de mission pour l'évaluation des soins en psychiatrie à l'ATIH et directrice adjointe du réseau de promotion pour la santé mentale des Yvelines Sud.

 
HUMANITES
Les niveaux de langage
S. Jollin-Bertocchi, Collection ANCRAGES, HACHETTE Supérieur, Paris 2003, 128 pages, 8,80€

Dans la logique de la collection « Ancrages », l’ouvrage définit et répertorie les registres de langue, en proposant des synthèses et des exercices d’application sur cette question fondatrice.
L’ouvrage aborde les "niveaux de langue" (français normé, soutenu et populaire), d'un point de vue à la fois théorique et pratique, en proposant une large série d’exemples qui permettent de les comprendre et de les maîtriser. Après l’historique et les définitions de la première partie, la deuxième partie de l’ouvrage passe en revue les différents niveaux d'analyse : la prononciation, le lexique (argot, procédés
de création lexicale), la morphologie (verbe, groupe nominal) et la syntaxe (pronoms, phrase simple, phrase complexe).

Il propose une synthèse claire et très complète d’une notion essentielle et complexe, qui concerne à la fois l’usage ancien et l’usage moderne de la langue.

Il donne des outils d’analyse des discours dans leur composition et permet par là d’entrer de manière rigoureuse dans l’étude des textes (l’ouvrage propose de nombreuses citations).

Il repose sur des exemples originaux, précis et concrets, qui donnent un aspect clair et vivant au travail sur la langue. L’étude des registres de langue permet à travers la prononciation, le vocabulaire, la construction de la phrase de retrouver sans cesse des exemples amusants, intéressants et familiers.

Sophie Jollin-Bertocchi est agrégée de lettres modernes, docteur ès lettres, maître de conférences à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en- Yvelines. Ses spécialités sont la stylistique et la littérature du XXe siècle.

 
LABORATOIRE SUDS D'AMERIQUES
Regards croisés sur New-York
Collectif coordonné par John Dean et Jacques Pothier, Editions de l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, diffusé par les Editions du temps (www.edutemps.fr), Nantes, 2003, 16€

Comme tant d'autres régions des États-Unis (le Sud, la Californie, la Nouvelle-Angleterre ou le Sud-Ouest), la ville de New York est bien davantage qu'un lieu. Elle est attente, rêve, déception, état d'esprit, terreau de promesses tenues ou pas,
incarnation de significations emblématiques, psychologiques et spirituelles - lieu d'exception, ce que les attentats du 11 septembre 2001 n'ont pu que confirmer. Ce recueil de regards critiques sur The Big Apple tente de rendre compte de ces
différents aspects dans un espace ramassé et concis. Quel que soit son angle d'approche privilégié, qu'il s'intéresse à l'histoire culturelle, à la géographie humaine, à l'urbanisme, à l'histoire, à la littérature ou aux mythologies, le lecteur trouvera dans cette série de contributions françaises et américaines qui se répondent matière à enrichir son regard sur les rues, les quais, les gens, les
histoires et les tours de New York.

Contributions rassemblées par John Dean et Jacques Pothier du laboratoire « Suds d'Amériques : communautés, marges, territoires ». Ouvrage publié avec l'aide du Conseil Scientifique de l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et la participation de l'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines.

 
CENTRE D'HISTOIRE CULTURELLE DES SOCIETES CONTEMPORAINES
Lettre sur le commerce de la librairie, version intégrale.
Denis Diderot, réédition par Les Editions Mille et une Nuits, n°434, octobre 2003, 2,50 euros.

Jean-Yves MOLLIER, directeur du Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines, en a rédigé la postface « Sur la naissance de l’édition ».

« Il est des textes dont l’intérêt est tel que l’on finit par oublier les circonstances qui entourèrent leur publication et qui deviennent quasi intemporels, presque éternels […], ainsi en est-il de la Lettre sur le commerce de la librairie de Denis Diderot.

Si la lettre a acquis un tel statut, c’est au prix d’un véritable détournement de signification. Intitulée initialement Mémoire sur la liberté de la presse, fondatrice en matière de défense de la liberté d’expression, elle a pris un tout autre sens dans l’histoire.

Rédigée fin 1763, publiée seulement en 1861, brandie par Bernard Grasset en 1937 pour contrer les propositions du ministre Jean Zay, puis à nouveau lors des débats préparatoires au vote de la loi [sur la propriété intellectuelle et littéraire] de mars 1957, elle est aujourd’hui tirée du linceul où dorment les grandes œuvres, comme chaque fois qu’un péril réel ou supposé semble menacer le monde de l’édition. »

Contact : Sandrine Palussière, Tel 01.45.49.82.00 milleetnuits@wanadoo.fr

 
CENTRE D'HISTOIRE CULTURELLE DES SOCIETES CONTEMPORAINES
LE MOYEN AGE AU MIROIR DU XIXe SIÈCLE (1850-1900)
Laura KENDRICK, Francine MORA et Martine REID:
L’Harmattan, Littérature-Sciences – ISBN : 2-7475-4994-1 • 122 pages • 26 € (171 FRF)

Le Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines publie, chez L’Harmattan, les actes du colloque organisé en juin 2000 sur « LE MOYEN AGE AU MIROIR DU XIXe SIÈCLE (1850-1900) »

Qu'ils prétendent continuer le romantisme ou au contraire se démarquer de lui, la production littéraire comme le discours savant de la deuxième moitié du XIXe siècle persistent à chercher leurs modèles du côté du Moyen Age. Comment les écrivains et les érudits de l'époque se représentent-ils le Moyen Age ? Quels usages font-ils de ces représentations ? Quels en sont les enjeux esthétiques et idéologiques ? Comment se construit une "science" sur le Moyen Age ? Comment, de son côté, la littérature continue-t-elle d'exploiter, de reprendre voire de fabriquer de l'imaginaire médiéval ?

Contact : harmattan1@wanadoo.fr

 
HUMANITES
L’Iliade Épopée du XIIe siècle sur la guerre de Troie
Traduction et notes sous la direction de Francine Mora, Editions Brepols, collection Miroir du Moyen Âge, 2003

L’Iliade, une épopée latine écrite entre 1183 et 1190 par un clerc anglais du nom de Joseph d’Exeter, neveu de l’archevêque Baudoin de Cantorbéry auquel il dédie son œuvre, mérite de retenir l’attention à plus d’un titre. Elle offre d’abord un témoignage éclairant sur la réception qui est faite de l’Antiquité par un clerc latinisant très cultivé, en cette deuxième moitié du XIIe siècle qui a vu apparaître les premières « mises en roman », c’est-à-dire les premières adaptations en français d’œuvres latines. Il n’est pas impossible que l’Iliade ait été conçue comme une réponse au Roman de Troie de Benoît de Sainte-Maure rédigé vers 1165, qui s’efforçait de mettre l’histoire et la culture antiques à la portée d’un public chevaleresque. Les deux œuvres partent en effet du même texte, l’Histoire de la destruction de Troie de Darès le Phrygien (De excidio Troiae historia), un texte apocryphe du VIe siècle qui jouissait d’une grande autorité parce qu’il était censé avoir été écrit par un ancien combattant de la guerre de Troie.

Et l’épopée de Joseph s’oppose au roman de Benoît sur bien des points : au didactisme simplificateur de Benoît, Joseph oppose une remarquable connaissance de l’histoire et de la mythologie antiques qui s’exprime sous une forme codée, par le biais de périphrases et d’allusions ; à l’optimisme de Benoît, qui cherche des modèles dans les héros antiques, il oppose le pessimisme d’un monde désenchanté dominé par la mort, les vices des humains et les jeux de la Fortune.

Il parvient ainsi – et c’est là le deuxième intérêt de l’Iliade – à produire une œuvre d’un esthétisme raffiné, stylistiquement dominée par l’influence des poètes Stace et Claudien, une œuvre dont certains passages (par exemple, le récit de la chute de Troie) sont d’une grande intensité et témoignent d’une très belle réussite poétique.
 
HUMANITES
Le Roman de Tristan en prose Tome IV
Publié sous la direction de Philippe Ménard, édité par Monique Léonard et Francine Mora, Honoré Champion Éditeur, Classiques français du Moyen Âge, 2003



Le tome IV du Tristan en prose, un roman du XIIe siècle qui s'organise autour du couple mythique de tristan et Yseut et dont est ici éditée la version brève, offre à plusieurs égards un texte original. On y voit en effet apparaître des pièces lyriques de toute beauté composées par Tristan, Hélys, Yseut ou Palamède, et chantées par des chevaliers amoureux au bord des fontaines. Ces poèmes interviennent dans la première partie, qui met en scène la Pentecôte du Graal et les débuts de la Quête. La deuxième partie, tout en multipliant les affrontements de chevaliers consécutifs à cette quête et en revenant sur l’éternelle rivalité entre Palamède et Tristan, développe deux épisodes auxquels la Vulgate ne fait qu’une brève allusion. Ces deux épisodes – le siège du château d’Enide et la rencontre d’Eugenès et de Galaad – font jouer à Galaad un rôle assez ambigu et amènent à s’interroger sur une certaine désacralisation du Graal, au profit d’un recentrage autour du personnage de Tristan.


 
LABORATOIRE PRINTEMPS

Les étrangers de l’intérieur : filières trafics et xénophobie
Lamia Missaoui, Ed. Payot&Rivages, 2003.

Cet ouvrage relate l’apparition d’une nouvelle forme sociale caractérisée par l’entrée des « jeunes de bonnes familles » dans les trafics transfrontaliers de drogues, à partir d’incitations en provenance des milieux gitans catalans et andalous. Ce livre nous montre comment se généralisent et se banalisent les activités des trafiquants de psychotropes : ce n’est plus le repliement, l’étanchéité classique des contours familiaux mafieux qui, le long de réseaux ainsi bien protégés, mais à distance des sociétés locales, qui facilitent la circulation des psychotropes interdits ; c’est surtout la forte insertion dans des milieux sociaux locaux de haute cohésion et porteurs des valeurs les plus conservatrices qui facilite , protège et habilite ces carrières de trafiquants.
L’auteur a mené plusieurs enquêtes conjointement pour arriver à ces résultats et la première concerne le milieu Gitan ; on apprend alors que ces tsiganes sont « l’arbre qui cache la forêt », le vieux stigmate du voleur de poules et d’enfants retrouve une expression dans la nouvelle désignation du tsigane comme trafiquant et consommateur du drogues porteur du VIH, cause de sa propre extermination : c’est précisément à partir de ce phénomène de mort annoncé, de plus grande distance actuelle aux sociétaires, que l’auteur essaie de comprendre les ressources que son ancestral statut d’étranger de l’intérieur permet au gitan de mettre en œuvre.

En effet, les tsiganes sont facilement accusés d’être au cœur du trafic de psychotropes et ce travail montre précisément que c’est essentiellement à partir de leur sur-visibilité qu’ils permettent l’invisibilité de ces nouveaux trafiquants de la mort que sont les « jeunes de bonnes familles ». Cette partie restitue le fait que ces gitans sont davantage victimes des trafics de drogue que bénéficiaires des économies que ces trafics permettent.

Lamia Missaoui appartient au laboratoire PRINTEMPS

 
LABORATOIRE PRINTEMPS

Le chômage. Comment peut-on être chômeur ?
Didier DEMAZIERE, Editions Belin, Perspectives Sociologiques, Paris, 2003

A partir de l’exemple du chômage, ce livre approfondit des questions désormais centrales pour les sociologues. Qu’est-ce que la réalité ? Qu’est-ce que la construction sociale de la réalité ? Qui maîtrise ou contrôle cette construction ?
Le chômage est une épreuve qui brise les carrières professionnelles, qui provoque de multiples souffrances, qui déstabilise les identités. Mais sa signification déborde les expériences individuelles, car le chômage est aussi une institution, qui rassemble, sous un même nom (les chômeurs) un ensemble de situations et de personnes, et qui en exclut d’autres pour les nommer autrement (exclus, travailleurs, assistés, profiteurs…). Le chômage est donc une propriété qui peut être appliquée ou retirée, attribuée ou mise en doute, revendiquée ou déniée.
Aussi la fabrication des chômeurs passe-t-elle par de multiples catégorisations, tantôt imposées par des institutions et des autorités, tantôt négociées dans le jeu des interactions avec les autres. La tension entre ces deux registres conduit à un déplacement incessant des frontières du chômage (et de l’activité ou de l’emploi), à un brouillage des différences entre chômeurs et non-chômeurs, à une incertitude croissante sur ce que sont vraiment les chômeurs.

En montrant que la production et l’utilisation de catégories (comme celle de chômeur) est au cœur du fonctionnement social, ce livre soulève des questions nouvelles : qui peut définir la réalité, qui peut lui donner un nom, qui peut imposer sa vision du monde, et à qui, pour combien de temps, dans quel but, avec quelle signification?

Didier DEMAZIERE est enseignant en sociologie à l'UVSQ et appartient au laboratoire PRINTEMPS

 
CENTRE D'HISTOIRE CULTURELLE DES SOCIETES CONTEMPORAINES

Le Temps des Médias
Revue d'histoire n° 1 Automne 2003. Editions du Nouveau monde, Paris.
290 pages, 25 €, disponible à partir du 23/10/03 en librairie.
Directeur scientifique : Christian Delporte, professeur d'histoire et chercheur au CHCSC

Première revue européenne consacrée à l’histoire des médias, Le Temps des médias réunit une équipe d’historiens spécialistes de la presse et du hournalisme,des genres multiples de l’audiovisuel (radio,télévision,cinéma),de toutes les formes d’images.
L’histoire,en effet,est un outil critique indispensable pour comprendre l’univers médiatique qui nous entoure et éclairer les grands débats qui touchent à la place de l’information et de la communication dans les sociétés contemporaines.

Deux fois par an, le Temps des médias fournira au lecteur un épais dossier thématique, des articles sur des recherches en cours, le témoignage d’acteurs ou d’observateurs d’une histoire en marche.L’informant, par ses différentes rubriques,des études et publications internationales les plus récentes,chaque
numéro du Temps des médias constituera un espace de réflexion, mais aussi un lieu d’échange entre historiens, chercheurs d’autres disciplines et rofessionnels des médias.

ABONNEMENT AUPRÈS DE L’ÉDITEUR : un an : 45€ - étudiants : 40€ - étranger : 60€
POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS : Contacter le 01 43 54 67 43 ou écrire à ydehee@nouveau-monde.net

 
CENTRE D'HISTOIRE CULTURELLE DES SOCIETES CONTEMPORAINES
La photographie d'actualité et de propagande
Françoise Denoyelle, CNRS EDITIONS – 512 pages – 39 €
Françoise Denoyelle, professeur à l’ENS Louis Lumière et enseignant-chercheur au Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines, publie, chez CNRS EDITIONS, La photographie d'actualité et de propagande sous le régime de Vichy.

Le régime de Vichy est parmi tous les gouvernements français celui qui a le plus utilisé la photographie comme vecteur de propagande. Les portraits de Pétain, les reportages sur ses voyages entretiennent le culte du Maréchal. Paradoxalement aucune étude d’envergure n’avait été entreprise sur les conditions de réalisation des images et d’exploitation du médium. Françoise Denoyelle détermine dans quels cadres politique, législatif, économique et commercial la photographie d’actualités et de propagande s’est développée et a évolué de septembre 1939 à la Libération de Paris. Elle analyse le fonctionnement des mécanismes décisionnels, les moyens techniques mis en œuvre et les obstacles rencontrés par les officines de propagande et par le Service central photographique de Vichy dirigé par Georges Reynal, ardent serviteur de Pétain et résistant opposé à l’occupation des Allemands.

De nouvelles structures gouvernementales et privées diffusent la propagande, mais les agences anciennes comme France Presse Voir, Fulgur, Lapi, SAFRA et Trampus ou nouvellement créées comme ABC, DNP, Fama, Nora et Silvestre fournissent l’essentiel des photographies de presse et de propagande. Seule l’agence Keystone participe à la Résistance.

Les autres prospèrent sans état d’âme, plus soucieuses de rentabilité que d’idéologie. Alors que l’élite de l’École de Paris a émigré ou se cache, aucun photographe d’envergure n’émerge. Les chantres du régime sont souvent des photographes besogneux. Le plus brillant, André Zucca, devient le correspondant du magazine nazi Signal. Françoise Denoyelle montre comment la profession, constituée de boutiquiers, d’artisans et de studios, par le biais de ses instances dirigeantes, participe à la spoliation des photographes juifs, soit 10 % des professionnels parisiens, et s’accorde, à la Libération, un certificat de bonne conduite.

Contact : Hermine Videau-Falgueirettes CNRS EDITIONS Tel 01 53 10 27 12
hermine.videau-falgueirettes@cnrseditions.fr
 
CENTRE D'HISTOIRE CULTURELLE DES SOCIETES CONTEMPORAINES
La marche des idées.Histoire des intellectuels,histoire intellectuelle
François Dosse ,
Editions La Découverte, collection Armillaire, septembre 2003 – 300 pages – 24 €
François Dosse, agrégé d’histoire, professeur des universités et enseignant-chercheur au Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines, publie aux Éditions La Découverte, La marche des idées. Histoire des intellectuels, histoire intellectuelle.

Les médias scrutent avec une passion grandissante les moindres paroles des intellectuels ainsi que leurs silences. On décrit leurs réseaux et on en dresse la généalogie. Tour à tour accusés ou dénoncés comme accusateurs, les intellectuels en seraient pour certains au stade terminal lorsque d’autres les stigmatisent comme « terroristes ». Est-il question d’une nouvelle forme de « beauté du mort », d’un chant du cygne d’une espèce en voie de disparition ?

Dans ce livre ambitieux, François Dosse tente de restituer la pluralité des figures revêtues par les intellectuels à partir de celle apparue en France lors de l’affaire Dreyfus, mettant ainsi en perspective le passage de l’engagement fondé sur une éthique de la conviction à un mode d’intervention relevant d’une éthique de la responsabilité. Dans un entrelacs entre l’histoire classique des idées, l’histoire de la philosophie, l’histoire des mentalités et l’histoire culturelle, ce livre s’efforce d’ouvrir un espace de recherche, celui d’une histoire intellectuelle, dont François Dosse a déjà entrepris l’exploration dans ses travaux d’historicisation de l’école historique française des Annales (L’histoire en miettes), de paradigmes (Histoire du structuralisme, L’empire du sens) et d’itinéraires (Paul Ricoeur, Michel de Certeau).

Cette histoire intellectuelle a pour ambition de faire consoner ensemble les œuvres, leurs auteurs et le contexte qui les a vus naître dans une démarche qui récuse l’appauvrissante alternative entre une lecture internaliste des textes et une approche externaliste privilégiant les seuls réseaux de sociabilité. Déjà riche de travaux tant en France, dans le monde anglo-saxon (Skinner, Pocock, etc.), et dans le monde germanique (Koselleck), cette histoire intellectuelle est source de débats. Histoire des concepts, sémantique historique et socio-histoire des idées : François Dosse met en évidence leur apport singulier et la vitalité de leurs échanges
La prise en compte de ces renouvellements récents de l’histoire intellectuelle permet d’interroger alors la marche des idées par un va-et-vient constant entre le passé et les questions que nous posons au passé à partir de notre présent.

Contact : Pascale Iltis, 01 44 08 84 21 p.iltis@editionsladecouverte.com
 
CENTRE D'ECONOMIE ET D'ETHIQUE POUR L'ENVIRONNEMENT ET LE DEVELOPPEMENT (C3ED)
ETHIQUE ECONOMIQUE
Jérôme Ballet et François-Régis Mahieu, Editions Ellipses, 2003
L'éthique économique est de plus en plus invoquée, que ce soit face aux scandales financiers ou pour instaurer le développement durable : Comment penser l'éthique dans une discipline réputée a- morale ? Qui et selon quels critères peut évaluer les comportements éthiques ? Comment sanctionner les défaillances éthiques ? Comment prévenir ces défaillances par une veille éthique ?

Cet ouvrage fait le lien entre la pratique de l'éthique économique (optimum, concurrence, évaluation, compensation) et les concepts fondamentaux de l'éthique (la Vie Bonne, le Juste). De ce fait, il s'adresse autant à des professionnels concernés par la "veille éthique" qu'à des étudiants avancés des universités et des grandes écoles.
Les différentes méthodes et les principales théories de l'éthique (vertu, responsabilité, discussion, justice) utilisées en économie sont clairement définies.
Enfin une partie importante de l'ouvrage est consacrée à l'éthique dudéveloppement durable : vulnérabilité, structure de capacités, principe de précaution, responsabilité pénale de l'expert.

Jérôme Ballet et François-Régis Mahieu sont respectivement maître de conférences et professeur en sciences économiques à l’Université de Versailles-St Quentin en Yvelines. Ils effectuent leur recherche au Centre d’Economie et d’Ethique pour l’Environnement et le Développement (C3ED), Unité Mixte de Recherche IRD/ Université de Versailles. Ils ont publié de nombreux articles et ouvrages sur l’altruisme et l‘éthique.

 
LABORATOIRE SUDS D'AMERIQUES
Histoire d'Angleterre, XVIe-XVIIIe siècle
Bernard COTTRET, Editions PUF, Paris, 2003 
Trente ans après l'entrée de la Grande-Bretagne dans l'Europe, l'histoire anglaise s'est largement ouverte sur le continent.Voici une mise au point biliographique, actualisée jusqu'en 2003, dans l'esprit de la collection Nouvelle Clio. Contenu de l'ouvrage :
PREMIERE PARTIE:
BIBLIOGRAPHIE
SOURCES ET INSTRUMENTS DE TRAVAIL

DEUXIÈME PARTIE: NOS CONNAISSANCES
Chapitre premier: Le "beau" XVIè siècle des Tudors
Chapitre II: Révolutions et continuités: le XVIIè siècle
Chapitre III: Une nation de freeholders: le XVIIIè siècle anglais
Chapitre IV: "Rule Britannia". De l'imperium à l'empire

TROISIÈME PARTIE: GRANDS DÉBATS
Chapitre V: La défaite de la Whig History
Chapitre VI: L'exception britannique?
Ch.VII: Histoire sociale, histoire culturelle?
Chapitre VIII: Anciens débats et nouveaux objets
Ch.IX: Ce sont des villes...

 
CENTRE D'HISTOIRE CULTURELLE DES SOCIETES CONTEMPORAINES
l’ Ecole de plein air, une expérience pédagogique et architecturale dans l’Europe du XXe siècle,
Dominique LERCH, enseignant-chercheur au Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines, en collaboration avec Anne-Marie CHATELET et Jean-Noël LUC (Dir.) , Editions Recherche, Paris, 2003.
16 x 24 cm, 432 pages, 112 illustrations N/B, 35 euros – ISBN 2-86222-044-2

L'histoire des écoles de plein air se situe au carrefour de l'histoire de l'école, de l'enfance, de la médecine, de l'architecture et de la ville.
Cette institution naît avec le XXe siècle. Destinée à des enfants prétuberculeux, elle s'ouvre ensuite à d'autres publics: enfants affaiblis, atteints de déficiences physiques ou mentales, enfants des quartiers populaires. Des pédagogues novateurs rejoignent les médecins pour concevoir une institution qui associe une pédagogie particulière, des soins spécifiques et une alimentation rationnelle. Des architectes multiplient les projets et réalisent plusieurs bâtiments emblématiques, comme l'école de plein air d'Amsterdam de J. Duiker ou celle de Suresnes de E. Beaudouin et M. Lods.
Ces écoles apparaissent comme un lieu d'expériences pédagogiques, un laboratoire de la médecine de l'enfance et un espace d'innovation architecturale.

La trentaine de contributions réunies dans cet ouvrage est accompagnée de leur traduction soit intégrale, soit résumée, en anglais. 

Contact : editions.recherches@wanadoo.fr
Éditions Recherches – 17, impasse Mousset – 75012 Paris - Tél. 01 44 74 04 01 – Fax 01 44 74 04 22
 
DEPARTEMENT GESTION DES ENTREPERISES ET DES ADMINISTRATIONS, IUT DE MANTES-EN-YVELINES
John Palsgrave, L'éclaircissement de la langue française (1530), Texte anglais original, avec traduction et notes de Susan Baddeley.
Editions Honoré Champion, Textes de la Renaissance, Série Traités sur la langue française, n°69, Paris, 2003.

L'éclaircissement de l'Anglais John Palsgrave (1530) est la première grammaire complète de la langue française. Publié à Londres un an avant l'Isagoge de Sylvius et vingt ans avant la grammaire de Meigret, l'ouvrage dresse un tableau très complet du système phonologique du français, des règles gouvernant la prononciation de la chaîne orale, et des structures grammaticales, privilégiant souvent une approche contrastive qui permet à son auteur de dépasser le cadre restrictif de l'analyse grammaticale traditionnelle (par exemple, pour la description du fonctionnement de l'article).

Fondée sur un corpus composé de très nombreux exemples et citations d'auteurs de l'époque, cette grammaire se voulait une description du français "dans son usage réel".

Rédigé en anglais à l'intention des jeunes élèves de Palsgrave, fils des grandes familles de la cour de Henri VIII, l'ouvrage (qui n'a pas connu de réédition) est resté longtemps méconnu, voir inaccessible. Cette nouvelle traduction permettra enfin aux francophones de découvrir ce témoignage à la fois exhaustif, minutieux et surprenant de la lague française des premières décennies du XVIe siècle.

Susan Baddeley est maître de conférences en Anglais à l'UVSQ, IUT de Mantes en Yvelines

 
CENTRE D'HISTOIRE CULTURELLE DES SOCIETES CONTEMPORAINES
Histoire des médias en France de la Grande Guerre à nos jours,
Fabrice d'Almeida et Christian Delporte, Collection Champs Université, Editions Flammarion, 2003.

L’ouvrage, paru chez Flammarion, dans la collection Champs Université, retrace près d’un siècle d’histoire des médias de masse en France, de la rupture de 1914-1918 aux débats actuels sur le rôle de l’information dans la société démocratique. Ainsi s’applique-t-il à mettre en perspective les questions contemporaines, à en éclairer les racines, à en restituer le cheminement. Prenant en compte les études les plus récentes, il propose aussi de nouveaux axes de réflexion et présente des résultats établis à partir de sources originales et de fonds documentaires jusqu’ici inexplorés.

L’appréhension du système médiatique ne peut s’opérer en réduisant l’observation à la presse écrite, la radio et la télévision, en laissant de côté les multiples formes d’images, en négligeant l’expression publicitaire, les supports de propagande, les modes de communication.

C’est pourquoi les auteurs ont adopté une définition résolument large des médias qui met en lumière un monde de plus en plus complexe au fil du XXè siècle.

Le livre considère les médias sous l’angle de leur fonction sociale et des représentations collectives, ce qui permet d’en mesurer toute l’importance dans le temps et dans l’espace, de s’interroger sur l’ensemble d’un processus qui, de l’émission à la réception, met en jeu l’instrument, la source, le contenu, le médiateur, les publics, de les resituer dans l’univers social et le mouvement historique des sociétés ; bref, au bout du compte, de construire une histoire des médias, tout à la fois politique, économique, sociale et culturelle.

Contact : Francine Brobeil, 01 40 51 31 29 (3438) ; fbr@flammarion.fr
 
CENTRE D'HISTOIRE CULTURELLE DES SOCIETES CONTEMPORAINES
Les lectures du peuple en Europe et dans les Amériques (XVIIe-XXe siècle),
à partir des actes du colloque qui s’est tenu en octobre 1999, à l’UVSQ, sous la direction de H.-J.Lüsebrink, Y.-G. Mix, J.-Y. Mollier et P. Sorel, Editions Complexe, Paris, 2003.

C’est aux lectures populaires que Le Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines de l'Université de Versailles/Saint-Quentin-en-Yvelines s’intéresse cette fois dans le nouveau livre que publient les Editions Complexe, Les lectures du peuple en Europe et dans les Amériques (XVIIe-XXe siècle), à partir des actes du colloque qui s’est tenu en octobre 1999, à l’UVSQ, sous la direction de H.-J.Lüsebrink, Y.-G. Mix, J.-Y. Mollier et P. Sorel.
Généralement traitées dans un cadre national, les lectures populaires sont ici abordées dans un espace large, celui des échanges entre l’Europe et l’Amérique.
Pour répondre à la lancinante question du contenu des lectures du peuple, les auteurs ont choisi d’examiner en priorité l’évolution des almanachs de grande diffusion publiés entre le XVIIe et le XXe siècle.

Vecteur privilégié de l’information, de la vulgarisation des connaissances, de l’hygiène, de la médecine, mais aussi de la farce et de la superstition, de la fiction comme des prédictions les plus fantaisistes, l’almanach est toujours présent en Amérique du Sud et en Europe en 2003.

Objet de lamentations des élites qui le méprisaient ou de l’admiration de ceux qu’étonnaient sa longévité, sa capacité à s’adapter aux us et coutumes les plus variés, l’almanach est au cœur de cette plongée dans l’univers des objets de large consommation.
Promenant le lecteur de son aire de naissance, l’Europe de l’Ouest, jusque dans les deux Amériques, ce volume se veut une contribution aux travaux qui placent la culture populaire, les représentations ou les systèmes de croyances des hommes de toutes conditions au centre de leurs interrogations.

Contact : éditions Complexe 01 44 37 92 95
 
LABORATOIRE SUDS D'AMERIQUES
La révolution américaine : la quête du bonheur (1763 - 1787)
Bernard Cottret, Editions Perrin, Paris, 2003.

Prix F. Millepierres de l'Académie Française

C'est ici un livre sur le bonheur. Et sur la forme républicaine de gouvernement.
Avec une incontestable différence d'échelle, la France et les États-Unis souffrent beaucoup plus de la parenté profonde de leurs cultures que de leurs différences. Les deux nations ont tendance à se présenter au monde comme universelles. Tout en insistant sur leur caractère d'exception.
Comment prétendre à la fois à l'universalité et à l'exception? La rivalité des cultures s'inscrit sur le fonds commun d'une philosophie politique directement issue des Lumières.

Un livre pour comprendre l'évolution du monde contemporain.

 
LABORATOIRE SUDS D'AMERIQUES
William Faulkner
Jacques Pothier, Belin, collection "Voix Américaines", janvier 2003. 128 pp.
2003, 11 x 18 cm, 128 pages, ISBN 2-7011-3501-X
Faulkner s’est hissé au premier plan de la littérature américaine du vingtième siècle, et s’est affirmé mondialement comme l’un des maîtres les plus imaginatifs du modernisme. Pourtant, plusieurs sommets d’une œuvre considérable restent méconnus. Explorant sous tous les angles et à tous les niveaux de conscience un Sud aux reflets changeants, mais aussi une modernité qui remet en cause les valeurs de l'humain, il a largement contribué à étendre les pouvoirs dialogiques et poétiques de la fiction.

Pour commander auprès des Editions Belin

 
CENTRE D'HISTOIRE CULTURELLE DES SOCIETES CONTEMPORAINES
La mémoire des villes nouvelles
La revue Ethnologie française consacre son numéro de janvier-mars 2003 à « La mémoire des villes nouvelles » , thème des deux journées d’études organisées en décembre 2001 par le Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines de l'Université de Versailles/Saint-Quentin-en-Yvelines.

Ces journées, coordonnées par Loïc VADELORGE, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Versailles/Saint-Quentin-en-Yvelines, réunirent une cinquantaine de participants et permirent de réfléchir à l’image véhiculée à travers le temps par les neuf villes nouvelles : Saint-Quentin-en-Yvelines, mais aussi Cergy-Pontoise, Evry, les Rives de l’Etang de Berre, l’Isle d’Abeau, Marne-La-Vallée, Melun-Sénart, Val de Reuil et Villeneuve d’Ascq.

Imaginées sous de Gaulle, dans les années 1960, elles sont mises en chantier dix ans plus tard dans un autre contexte. Leurs habitants se veulent pionniers, rêvant d’une ville à la campagne, rapidement accessible, où l’on puisse circuler en vélo et cependant dotée des équipements les plus modernes. Effectivement, les villes nouvelles s’avèrent une terre d’expérimentation très diversifiée. Politiques concertées d’aménagement, intercommunalité, autogestion des équipements et pré-animation culturelle : elles connaissent le difficile ajustement entre utopie et réalité de terrain.

Se pencher sur leur mémoire s’impose donc à qui veut comprendre les mutations actuelles de la ville et les sirènes de son marketing. Les villes nouvelles entrent désormais dans l’Histoire. Dans le même temps, elles perdent peu à peu leur caractère d’exception : cinq d’entre elles ont déjà vu se fermer leur « Établissement public d’aménagement », laboratoires où se sont rencontrées, à une période de notre histoire, des initiatives et innovations en tout genre. Comment définir aujourd’hui l’identité des villes nouvelles ?

La revue Ethnologie française « la mémoire des villes nouvelles » 2003 - 1 janvier-mars est en vente, au prix de 21 euros, chez les libraires ou par correspondance auprès des PRESSES UNIVERSITAIRES DE FRANCE – 6, Avenue Reille – 75014 Paris tel : 01 58 10 31 62 – fax : 01 58 10 31 82 – e-mail : revues@puf.com

Contact : Gisèle BORIE 01 44 17 60 84
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