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Semainede l'emploi et de la formation à Saint-Quentin-en-Yvelines
L'UVSQ membre du PRES Ile-de-France Sud : un choix stratégique pour son rayonnement et son développement
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Sonde Huyguens : l'UVSQ partenaire de ce grand succès européen
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Quadra 1000 : une machinede pointe au service de l'enseignement à l'IUT de Vélizy
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Rosine Lallement a reçu la médaille d'argent du CNRS
 

Rosine Lallement, spécialiste en astrophysique, chercheuse au Service d’Aéronomie (UMR 7620 CNRS) a reçu la Médaille d’argent CNRS 2004. Elle est la seule femme récipiendaire de la médaille d’argent cette année.
Ses travaux de recherche portent sur « l’environnement solaire », le milieu interstellaire
et plus particulièrement sur le repérage des masses de gaz que traverse le soleil.

 


Si le domaine de Rosine Lallement est très international, elle se définit comme un pur produit français : ancienne élève de Classe préparatoire de l’Ecole Normale de Sèvres, elle enseigne d’abord la Physique-Chimie dans le secondaire avant de s’orienter progressivement vers la Recherche. Elle passe sa thèse d’Astrophysique à 32 ans et rentre au CNRS à 35 ans pour se consacrer définitivement à la recherche. Depuis, elle poursuit sa carrière au sein du Service d’Aéronomie de l’IPSL, à Verrières-le-Buisson. L’équipe est petite, mais elle comporte des ramifications avec l’étranger : les échanges avec d’autres équipes venant du monde entier font partie du quotidien. Le travail s’effectue en « réseau », notamment par le biais d’Internet.
Il arrive souvent que la chercheuse se déplace pour ses observations, cela fut notamment le cas lorsqu’elle a réalisé - avec des astronomes français et californiens - la cartographie en trois dimensions du morceau de galaxie dans lequel se déplace le soleil.

L’attribution de la médaille d’argent CNRS vient récompenser l’originalité, la qualité et l’importance de ses travaux de recherche. Les recherches de la lauréate portent sur l’environnement solaire : elle étudie, d’une part, le déplacement du soleil dans la galaxie et son interaction avec les milieux traversés et, d’autre part, les caractéristiques de la galaxie.

Enthousiaste et passionnée, Rosine Lallement répond volontiers lorsqu’on lui demande de nous détailler ses travaux de recherche :
Nous faisons de la physique non simulable en laboratoire. Le soleil, avec son cortège de planètes, se déplace dans du gaz très ténu, le gaz galactique répandu entre les étoiles, dit gaz interstellaire. Cependant la terre, comme d’ailleurs toutes les autres planètes, n’est pas enrobée par ce gaz, car elle est trop proche d’une autre source de gaz, plus intense, celui qui est émis par notre propre étoile soleil dans toutes les directions, le vent solaire. C’est lui qui nous entoure et que traversent les sondes spatiales. La forte pression de ce vent solaire empêche la « brise galactique » de nous atteindre, la refoule et l’oblige à contourner le système solaire. Donc nous ne sommes pas directement dans le gaz galactique, pour pouvoir l’atteindre et connaître les propriétés et la physique du milieu interstellaire une sonde doit être envoyée et aller suffisamment loin pour quitter l’atmosphère solaire et rentrer dans le milieu galactique.

La question est bien sûr : à quelle distance faut-il l’envoyer ?
C’est sur ce point que nous avons travaillé avec nos collègues russes et américains et la réponse est : premiers effets attendus à environ 95 fois la distance terre-soleil. Or, les sondes Voyager lancées en 1977 n’en sont pas loin (90 au lieu de 95). Il y a eu cette année des premières perturbations enregistrées transmises par la plus éloignée des deux, nos derniers résultats (qui vont être publiés dans la revue Science en Février) contribuent à les expliquer. On peut prédire la suite et quand, pour la première fois, une sonde venue de la terre va vraiment voyager dans la galaxie en dehors du système solaire, alors que jusqu’à présent ces sondes étaient restées dans le vent solaire. Il est très intéressant de savoir exactement ce qui va se passer, pour de futures sondes plus performantes. Cette physique que l’on commence à comprendre s’applique également à d’autres étoiles, elle nous permet d’extrapoler à la galaxie dans son ensemble…

Mais comment fait-on pour observer ces gaz, près du soleil ou à des années-lumière ?

Nous observons au sol à partir de télescopes et nous utilisons les observatoires astronomiques spatiaux tels EUVE, Hubble, Soho, les sondes Voyager, etc.

Sont-ils nombreux à étudier l’héliosphère ?
Quelques centaines de personnes dans le monde travaillent là-dessus, si on prend en compte tous les aspects, ce qui en fait n’est pas beaucoup.

Habitée par cette curiosité qui caractérise les chercheurs, Rosine Lallement a des projets d’études d’interaction entre d’autres objets - soit des étoiles, soit des nuages - avec le gaz qui les environne : Comment interagissent-ils avec le milieu interstellaire ?
Un certain nombre de phénomènes (détection de rayonnements ou de flux de particules) ne sont pas encore élucidés. J’aimerais utiliser ce que nous avons déjà appris localement avec le soleil à d’autres échelles et pour d’autres objets, afin d’éventuellement fournir des explications à ces observations encore.

Raphaëlle Marcoin
Service Communication de l'UVSQ
communication@admin.uvsq.fr

Le Service d’Aéronomie (SA)
Le Service d’Aéronomie (SA) est une unité mixte de recherche (UMR 7620) dépendant :
- du CNRS-Département des Sciences de l'Univers,
- de l'Université Pierre et Marie Curie,
- de l'UVSQ
Il est aussi l'une des parties constitutives de la fédération d'unités : l'Institut Pierre Simon Laplace et fait partie des laboratoires "spatiaux" reconnus par le CNES.

 

 
 
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